En 2025, la négociation immobilière connaît un tournant. Les vendeurs acceptent en moyenne près de 9 % de baisse sur le prix affiché des biens anciens, avec des marges qui grimpent à plus de 10 % sur les maisons et sur les logements à rénover : un niveau rarement atteint depuis plus de dix ans.
Pour les acheteurs, c’est une fenêtre de tir intéressante ; pour les vendeurs, c’est un paramètre à maîtriser pour ne pas brader leur bien. Comprendre ces marges, leurs différences selon les régions et les types de biens, permet d’aborder une vente ou un achat avec des attentes réalistes et une stratégie claire de négociation immobilière.
1. Où en sont vraiment les marges de négociation immobilière en 2025
2. Maisons, appartements, biens à rénover : qui accepte le plus de négociation ?
3. Disparités régionales : les marges ne sont pas les mêmes partout
4. Pourquoi les vendeurs acceptent plus facilement de négocier en 2025
5. Comment bien se préparer côté vendeur
6. Comment les acheteurs peuvent tirer parti des marges actuelles
7. Avantages et limites de la négociation en 2025
8. Mini-FAQ sur la négociation immobilière en 2025
1/ Où en sont vraiment les marges de négociation immobilière en 2025
Moyenne nationale tous biens confondus : environ 9 % de remise sur le prix affiché.
· Maisons anciennes : 10,2 à 10,3 % en moyenne, avec des pointes à 13 % dans certaines régions moins tendues.
· Appartements : 7,5 à 8,1 % selon les zones, un peu moins dans les marchés les plus recherchés.
Ces niveaux dépassent nettement ceux de fin 2024 (≈ 7,5 %), après une hausse rapide puis une phase de stabilisation. Les plus fortes négociations se concentrent sur les grandes maisons familiales (6 pièces et plus) et sur les « passoires énergétiques » (DPE F ou G) nécessitant de lourdes rénovations.
2/ Maisons, appartements, biens à rénover : qui accepte le plus de négociation ?
Maisons individuelles
Avec une remise moyenne proche de 10%, les maisons sont les biens les plus négociés, davantage encore lorsqu’il s’agit de grandes surfaces ou de travaux énergétiques importants. Ces biens, souvent plus onéreux, voient leurs délais de vente s’allonger en zone rurale ou périurbaine, tandis que la nouvelle donne énergétique incite les acheteurs à prévoir un budget travaux dès l’offre.
Appartements
La négociation y est plus contenue : 7,5 à 8 % en moyenne, et parfois moins de 7 % dans les centres-villes attractifs. Emplacement, bon DPE et copropriété entretenue laissent peu de marge aux acheteurs.
Biens à rénover et passoires énergétiques
Ici, la décote frôle ou dépasse 10 %. Les acquéreurs anticipent le coût élevé des rénovations et les contraintes légales futures. Les vendeurs qui intègrent d’emblée cette réalité réduisent la durée de commercialisation et évitent des négociations interminables.

3/ Disparités régionales : les marges ne sont pas les mêmes partout
Zone | Maisons | Appartements | Tendance |
National | ≈ 10 % | ≈ 8 % | Marges en hausse |
Île-de-France, PACA, grandes métropoles | ≈ 7,5 % | 6,3–7,6 % | Offre rare, vendeurs fermes |
Bretagne, Aquitaine, Auvergne, Bourgogne | 12–13 % | ≈ 12 % | Délais longs, fortes négociations |
Dans les métropoles et littoraux prisés, la demande soutenue limite les concessions. À l’inverse, en zone rurale ou dans les petites villes, délais de vente plus longs et biens à travaux accentuent les négociations. Si votre projet concerne le Lauragais (Villefranche-de-Lauragais, Nailloux, Montgiscard, Castelnaudary ou Toulouse), confrontez ces moyennes à une estimation locale pour caler un prix réaliste.
4/ Pourquoi les vendeurs acceptent plus facilement de négocier en 2025
1. Un marché en reprise, mais encore fragile
Les transactions repartent à la hausse et les prix se stabilisent, mais l’offre reste limitée et le crédit plus exigeant qu’en 2022. Les vendeurs préfèrent céder quelques points pour sécuriser la vente plutôt que d’attendre des mois.
2. Le poids de l’énergie et des travaux
Les biens énergivores subissent la pression conjointe des coûts de rénovation et des réglementations. Des marges dépassant 10 % deviennent la norme lorsque des travaux importants sont à prévoir.
3. Taux en baisse, mais incertitude persistante
Le recul des taux et l’élargissement du PTZ redonnent du pouvoir d’achat, mais le contexte économique incite les acheteurs à négocier systématiquement, surtout sur les biens imparfaits.
5/ Comment bien se préparer côté vendeur
Fixer un prix juste dès le départ
Un prix trop élevé entraîne des mois de commercialisation, des offres très basses et une image négative du bien. Un tarif cohérent, basé sur les données locales et l’état réel du logement, circonscrit la négociation dans une fourchette acceptable.
Anticiper les points de négociation
Avec un professionnel, listez atouts (emplacement, état, DPE, extérieur, stationnement) et faiblesses (travaux, nuisances, diagnostics). Décidez d’une zone de flexibilité réaliste : plus large pour un bien à rénover, plus réduite pour un bien sans défaut majeur. Pour un accompagnement personnalisé, consultez :Découvrir l’accompagnement d’Alain Artico.
6/ Comment les acheteurs peuvent tirer parti des marges actuelles
· Visez une remise cohérente : près de 10 % pour une maison à rénover avec travaux lourds ; plutôt 5 % pour un appartement performant et bien situé.
· Présentez un dossier solide : plan de financement prêt, rendez-vous bancaire fixé, estimations travaux à l’appui.
· Négociez sur des bases factuelles : devis, DPE, ventes comparables récentes.
· Côté acheteurs : marges plus élevées qu’en 2019-2021, surtout sur maisons et biens à rénover, mais peu de latitude sur les biens rares.
· Côté vendeurs : reprise du marché et stabilité des prix, mais nécessité d’être réaliste sur DPE, travaux et marge attendue, sous peine de négociation plus dure.
8/ Mini-FAQ sur la négociation immobilière en 2025
Peut-on encore vendre sans négocier en 2025 ?
Oui, mais c’est exceptionnel. Cela concerne des biens rares, très bien situés et sans défaut majeur.
Combien prévoir de marge en tant que vendeur ?
Environ 9–10 % pour une maison ou un bien à rénover. Moins de 8 % pour un appartement en secteur tendu.
Les marges vont-elles rester aussi hautes ?
Elles pourraient se tasser si le marché se renforce. C’est particulièrement vrai dans les zones déjà tendues.
Faut-il rénover avant de vendre ?
Sur une passoire énergétique, des travaux ciblés peuvent réduire la décote ou accélérer la vente. Un professionnel local vous aidera à arbitrer.
Pour avancer dans votre projet, contactez votre conseiller via : Prendre contact avec Alain Artico.